Dominique Meeùs, retour au sommaire Linux
Dernière
modification le
J’ai fait un grand nettoyage : j’ai
réinstallé ; de mon répertoire /home, j’ai
gardé les documents mais effacé la plupart des dossiers et
fichiers cachés et de sauvegarde. J’ai gardé mon courrier et les
paramètres de certaines applications.
J’ai choisi de télécharger la version
alternate de l’installeur. (Très lent le soir du
18-10-2007, j’ai abandonné et recommencé le matin du 19. C’était
cinq fois plus rapide.) Dans celui-ci, j’ai choisi la langue
française et le clavier belge, puis j’ai lancé l’installation.
L’installeur m’a demandé le nom que je voulais donner à la
machine, puis comment utiliser les disques. J’ai choisi de
partitionner manuellement. J’avais noté la situation antérieure.
J’ai bien sûr conservé /home. J’ai donné 1/2 Mo au
swap, 2 Mo à /, 6 Mo à /usr et 10 Mo à
/var. Ensuite, l’installeur m’a demandé mon nom
complet et mon nom de login avec un mot de passe. J’ai accepté la
proposition « Download language support » et, à la fin,
le Grub. Le tout a pris un peu moins d’une heure.
Le résultat était un écran en 800 par
600 ! J’ai lancé (en retournant à la 1re console par Ctrl+Alt+F1) sudo
dpkg-reconfigure xserver-xorg que je connais heureusement
(alors avec xfree86) depuis mes premières aventures en Debian. Le
pilote nv pour NVidia était correctement détecté.
J’ai accepté toutes les options par défaut. Pour l’écran, la
fréquence horizontale détectée était 24-80; j’ai mis 30-80 selon
la documentation. Dans les définitions, j’ai déactivé celles qui
n’étaient pas dans un rapport 1,25 comme 1280 par 960 et 1152 par
864. J’ai relancé (sudo shutdown -r now) et j’ai
bien obtenu un écran de 1280 par 1024. Je trouve que c’est un
très grave problème que l’installeur ne puisse pas faire ça
tout seul. Le public visé par Ubuntu ne devrait pas devoir passer
par la reconfiguration de Xorg et n’est le plus souvent pas
capable de le faire.
Pour écrire ceci sans tarder, j’ai lancé
Synaptic pour installer les paquets bluefish,
kompozer et tidy. Je ne trouvais pas
Bluefish. Bien sûr, il n’est pas dans main. J’ai
modifié les dépôts (Configuration/Dépôts) pour
accéder à main, universe,
restricted, multiverse. J’ai désactivé
les sources et le CD-ROM d’installation. Comme serveur
(Télécharger depuis :), j’ai trouvé sous
Autre... un bouton Sélectionner le
meilleur, ce qui m’a donné tiscali.nl. (Il faut réessayer
de temps en temps ; ça dépend des circonstances. J’en suis à
Belnet) Le paquet linguistique français que Kompozer propose par
Tools/Extensions ne marche pas. Au fait mon Firefox aussi me
parle en anglais et je remarque qu’Ubuntu ne m’a pas installé par
défaut le paquet language-support-fr, que j’installe
donc. Ce paquet entraîne par dépendance l’installation de la
localisation de Firefox. Firefox étant le navigateur Internet
proposé par Ubuntu, je trouve anormal qu’Ubuntu oublie
sa localisation à l’installation. À Firefox, j’ai remis
l’extension Openbook.
Dès que j’ai voulu écrire le titre Ubuntu 7.10,
j’ai réalisé qu’il me fallait aussi le paquet
numlockx. Au début, Kompozer et Tidy ne se sont pas
compris en matière d’encodage et j’ai bousillé ce fichier. (Il
faut que j’étudie ça plus à fond. Je vais éviter d’utiliser Tidy
en attendant.) Il était temps d’installer le paquet
gftp pour récupérer la version ancienne (que j’avais
aussi dans un ordinateur de backup). Réinstaller à nouveau ne
prend pas beaucoup de temps avec l’excellente gestion des paquets
qu’Ubuntu hérite de Debian. Mais si on a perdu certaines options,
préférences… les rétablir prend assez bien de temps (fine
tuning).
Réinstallé Thunderbird. Ouf, il retrouve mon
courrier et mes carnets d’adresses. Comme mon courrier est
maintenant en IMAP, je peux essayer aussi Evolution.
Provisoirement, je ne réinstalle pas l’extension agenda de
Thunderbird et j’importe dans Evolution l’agenda que j’avais
récupéré de mon Nokia 6021. Si Evolution me fait meilleure
impression que dans le passé, je pourrais abandonner Thunderbird.
En voulant, utiliser un jingle comme signal d’arrivée de courrier
dans Evolution, voulant d’abord l’écouter, Totem me signale qu’il
manque les codecs et propose de les installer pour moi. Pour
filtrer le pourriel (spam) dans Evolution, il faut installer un
agent extérieur. J’ai trouvé qu’Ubuntu avait déjà installé
Bogofilter et j’ai donc choisi de commencer avec celui-là. Autant
rester dans les choix de la distribution. Si on installe quelque
chose qu’on désinstalle ensuite parce qu’on se rend compte que
c’est inutile, on risque de garder des librairies dépendantes
inutiles. Étudier les commandes apt-get
clean, apt-get autoclean
et apt-get autoremove.
Evolution ne propose pas de choisir une action
sur le pourriel et ne dit rien de ce qu’il en fait :
l’expérience montre qu’il crée un dossier (local ?) Pourriel
et y met les pourriels. Après tout ça je réalise que le format
(les champs) de la fiche de contact du carnet d’adresse
d’Evolution est très différent de celui de Thunderbird. Evolution
permet de noter six adresses de chat dont je n’ai que
faire. Thunderbird propose un large volet de note générale plus
quatre détails que j’ai abondamment utilisés (pour des numéros de
compte généralement, ou des prénoms d’enfants) et que je perdrais
à l’importation dans Evolution. Après ce court essai de moins
d’un jour, je vais abandonner Evolution et retourner à
Thunderbird. (Et maintenant que je l’ai écrit, je saurai
pourquoi.) Comme agenda, j’essaye Sunbird (les paquets
sunbird et sunbird-locale-fr). Peine
perdue, mon /home avait gardé la trace de
l’installation de Lightning dans Thunderbird.
Dans le menu Applications, rajouté
sous Outils système le Terminal
administrateur et créé Parcourir les fichiers comme
root (gksu "nautilus --browser"), pratique
pour éditer les fichiers de configuration : si on clique un
fichier texte de configuration dans /etc dans un
Nautilus démarré comme root, l’éditeur de texte est aussi root et
a donc le droit d’écrire. Un autre moyen est l’extension
nautilus-gksu qui permet d’ouvrir comme root un
fichier dans un Nautilus utilisateur. En parlant d’extensions de
Nautilus, il y a aussi nautilus-open-terminal pour
avoir un terminal ouvrant sur le répertoire voulu.
Remis dans /etc les fichiers
hosts et exports dont j’avais gardé
ailleurs une copie. Bizarre, malgré cela l’ordinateur de backup
n’arrive plus à se connecter à mon poste de travail. Bien
sûr ! j’avais oublié de réinstaller le paquet
nfs-kernel-server, maintenant ça marche. Je peux
récupérer du backup les bookmarks de Firefox que j’avais effacés
par erreur dans mon grand nettoyage.
Je n’aime pas le caractère baroque du thème Human d’Ubuntu. Je le personalise avec un fond d’écran brun uni plus foncé que celui qui est proposé et les icones classiques de Gnome.
Remis dans /etc/bluetooth les
fichiers hcid.conf et echopin que
j’avais mis de côté. Réinstallé Wammu. Je peux de nouveau faire
les backups de mon téléphone.
Dans /etc/fstab, je mets
rw,noauto,user au lieu de defaults aux
partitions vides pour qu’elles ne soient pas montées chaque fois
et n’encombrent pas mon bureau.
Réinstallé Wengo. Ajouté le dépôt (repository) de Skype pour l’installer aussi.
Sous Ubuntu 7.10, pas besoin de se soucier
d’installer des imprimantes. Elles fonctionnent d’emblée "out
of the box", point c’est tout. (Mais ça n’interdit pas de
regarder si elles n’iraient pas encore mieux avec d’autres
pilotes. Essayer.) Pour imprimer, il n’est pas mauvais d’avoir un
peu plus de polices. Celles que "les autres" utilisent sont dans
le paquet msttcorefonts. Ce paquet de polices sera
installé aussi comme dépendance du méta-paquet
ubuntu-restricted-extras qui sert à installer par
dépendance toute une série de choses qui sont propriétaires ou
dont la légalité est variable selon les pays comme des codecs
nécessaires pour la vidéo avec Totem/gstreamer.
Le reste sera pour plus tard.
Mise à jour. Parfois je me demande si un grand
nettoyage ne serait pas bienvenu. Mais certaines bizarreries ont
leur origine dans /home. Il faudrait faire un
nettoyage sélectif dans les fichiers et dossiers cachés pour
garder les préférences sans les défauts.
Précédemment, j’ai choisi de réinstaller, pour
faire un grand nettoyage, plutôt que de mettre à jour. De fait si
on se contente de modifier les dépôts pour passer d’une version à
l’autre de Debian ou d’Ubuntu, on a les paquets mis à jour mais
pas une distribution cohérente parce que ça ne retire pas les
paquets devenus inutiles. Pour mettre à jour proprement de 6.06 à
6.10, il faut lancer un terminal avec droits de root par
gksudo /usr/bin/x-terminal-emulator et dans celui-ci
update-manager -c qui prend en charge le changement
de version, y compris la suppression de ce qui ne convient plus à
la nouvelle.
Il n’y a plus de CD différent pour le Live CD et l’installation. Il y a un nouvel installateur graphique sur le Live CD. (On le télécharge sur le site d’Ubuntu.) L’ennui, c’est que ce Live CD ne prétend pas me donner autre chose comme définition que 640 par 480. Avec ça, on ne peut pas installer parce qu’on n’accède pas au bas des fenêtres où se trouve le bouton Suivant. Comme quoi, le GNU/Linux, c’est, comme l’enfer, pavé de bonnes intentions: ce serait magnifique si ça marchait vraiment.
Comme j’ai déjà eu des problèmes de ce genre
dans mes débuts avec Debian, puis avec Ubuntu 5.10, j’ai lancé
sudo dpkg-reconfigure xserver-xorg et j’ai répondu
aux questions du mieux que j’ai pu. Ensuite j’ai trouvé sur
Internet qu’il faut faire Ctrl-Alt-Backspace pour
relancer le serveur X. Cela fait, c’est vrai que l’installateur
est très bien (et la version installée me donnait bien une
définition d’écran de 1280 par 1024). Une des seules questions
importantes posées est celle d’utiliser tout le disque ou de
partitionner manuellement. Dans ce
cas, l’installeur montre les partitions et propose des point de
montage que l’on peut modifier avec des listes déroulantes.
Vraiment bien. Je conserve bien sûr /home et je formatte le
reste.
En principe, dans une distribution Debian ou dérivée, on ne devrait jamais réinstaller. Pour la version 5.10, je suis quand même reparti de zéro, à nouveau comme disent les comptables. Je voulais être sûr d’avoir tous les avantages de la nouvelle version et rien que ce qui est nécessaire du point de vue de cette version. Je soupconne qu’une mise à jour ne va pas effacer les logiciels obsolètes qui vont donc coexister inutilement avec les nouveaux. Par exemple, je regardais les pdf avec xpdf. Le nouveau Gnome propose Evince, je n’avais donc plus besoin de xpdf.
J’ai téléchargé l’image iso d’Ubuntu 5.10 dès le jour de sa sortie, le 13 octobre 2005. Le programme d’installation est un peu fruste dans sa présentation (pseudo-graphique en mode texte) mais assez facile et efficace. (Je ne connais que la version 4.10 Warty puisque je n’ai pas dû installer Hoary, j’ai simplement mis à jour.) Il pose peu de questions et reconnait bien le matériel. D’abord le choix (listes) de la langue, du lieu et du type de clavier. Ensuite, le choix entre utiliser tout le disque (le plus simple pour l’utilisateur débutant qui se passe entièrement de Windows) ou d’autres options prédéfinies ou une partition manuelle. Il est important d’avoir une bonne stratégie de partition.
Si on choisit une partition manuelle, il faut
modifier chaque ligne d’options en tapant Return
pour ouvrir le choix. On choisit ainsi :
Méthode d’utilisation :
formater
Système de fichier :
ext3
Point de montage : /
puis fin du paramétrage de cette
partition. (Et ainsi de suite pour les autres partitions, sauf la
partition des documents personnels que l’on monte
en /home et qu’on ne formate généralement pas!)
Ensuite, le programme d’installation propose d’installer Grub qui va reconnaître tous les systèmes d’exploitation déjà présents sur le disque, en plus de celui qu’on installe, et composer un menu de démarrage. Ensuite, on retire le CD et le système redémarre à partir du disque dur.
Le programme d’installation crée alors l’utilisateur principal: nom complet / nom court de login / mot de passe et confirmation. On peut choisir de mettre à jour à partir du réseau les programmes du CD. Tout est alors installé et paramétré et on peut commencer à travailler (ou à fignoler) après environ une bonne demi-heure de travail (ou d’attente) d’installation au total (non compris le téléchargement et la gravure du CD, bien sûr !)
Donc le programme d’installation est très
bon. Pour tout dire, il n’est pas fiable à 100 % :
tout s’est bien passé sauf que je n’avais que du VGA (480 par
600) ! J’ai essayé
sudo dpkg-reconfigure xserver-xorg
j’ai répondu les réponses évidentes (rien de spécial) à toutes
les questions et au bout du compte j’étais en 1280 par 1024 comme
mon écran (AG neovo 17") le permet et comme je le désirais.
J’ai aussi fait l’expérience d’installer Ubuntu 5.10 sur un portable Compaq qui n’était plus de première jeunesse. Aucun problème, le touchpad fonctionne, le portable se met en veille en refermant le couvercle et cetera.
De Debian, Ubuntu hérite la gestion tout à fait supérieure des paquets de programme et de leur dépendances. Cela se fait de manière graphique avec Synaptic. Avec Ubuntu 6.06, tout est adapté à la langue et au pays et j’ai laissé les miroirs par défaut des archives Ubuntu.
Sinon, voir le Système de miroirs
Ubuntu. La dernière fois que j’ai fait des comparaisons,
c’était belnet.be le plus rapide. Sinon ftp.join.uni-muenster.de.
Donc dans Synaptic, introduire
http://ftp.belnet.be/pub/mirror/ubuntu.com/ubuntu/
comme dépôt (repository) (ou bien éditer le fichier
/etc/apt/sources.list).
Pour changer de version, changer le nom de la
version, par exemple, warty en hoary à
la suite de l’adresse du dépôt.
Pour bénéficier complètement de la traduction
en français de Hoary, il faut installer les paquets
language-pack-fr et
language-support-fr.
Cela étant fait, on peut fignoler son installation d’Ubuntu en installant quelques paquets supplémentaires. Pour ça, et pour le reste, je vous recommande la lecture du guide non officiel d’Ubuntu (original en anglais, il en existe aussi une traduction française). Dans Ubuntu 6.06, voir aussi Aide/Documentation en ligne par le menu Système, à savoir http://help.ubuntu.com/.
J’ai immédiatement installé le paquet
numlockx pour avoir le pavé numérique activé au
démarrage de l’interface graphique.
rootDans Ubuntu, l’utilisateur principal (le compte
créé à l’installation) a des pouvoirs d’administration
suffisants. Ce système semble un bon compromis entre facilité et
sécurité. Je m’y suis habitué. J’ai surtout créé à l’extrême
droite de la barre supérieure de Gnome (pour les distinguer des
lanceurs que j’ai mis à gauche à la suite des menus) des lanceurs
avec gksudo x-terminal-emulator, gksudo
"nautilus --browser", gksudo synaptic et
gksudo gnome-search-tool pour accéder directement
aux fonctions d’administration.
L’utilisateur root n’est pas
activé mais il peut l’être (il suffirait de lui donner un mot de
passe : passwd root).
(Dans ma première installation
d’Ubuntu, j’avais cependant activé root parce que je suis un
chipoteur impénitent. J’avais l’excuse que voulant récupérer et
les documents, et les courriers, et les options, réglages,
préférences… d’anciennes installations Debian unstable (en devant
chaque fois changer de propriétaire avec chown),
j’avais particulièrement plus de travail d’administration qu’un
utilisateur moyen lors d’une première installation. Dans la
foulée, des permissions ont changé et j’ai dû approfondir ma connaissance de
chmod pour en sortir.)
J’ai vite installé mon éditeur html préféré,
Bluefish, pour pouvoir écrire
la présente page avant d’avoir tout oublié. Avec Tidy pour garantir la qualité et la
lisibilité du code. Et KompoZer
comme éditeur wysiwyg. Aussi gFTP (paquet gftp-gtk)
pour partager ces pages avec vous.
Installé Wikindx pour gérer ma bibliographie et la publier sur mon site.
Ubuntu propose Evolution pour le courrier. Je me méfie. J’y ai mis un compte de courrrier peu utilisé, pour des essais. J’ai installé Thunderbird (que j’utilisais jusqu’alors) pour mes comptes de courriers vraiment utilisés et j’ai récupéré mon carnet d’adresse et mes anciens courriers.
Evolution comporte un agenda. On peut installer une telle fonctionnalité comme extension de Thunderbird avec Lightning. Mozilla offre aussi une application indépendante, Sunbird. Mais dans l’avenir, Lightning devrait présenter l’avantage d’une intégration avec les e-mails et les carnets d’adresse de Thunderbird.
Pour installer la correction orthographique,
dans une autre langue, comme le néerlandais, utiliser dans le
menu Outils la commande Modules
complémentaires et dans ce dialogue Obtenir des
extensions. On est renvoyé à des pages où on trouve
facilement le module. Cependant, si on double-clique le lien, il
s’installe dans Firefox ! Pour l’installer dans Thunderbird,
il faut le sauver sur le disque et utiliser le bouton
Installer… du dialogue Modules complémentaires ou,
plus simplement, glisser le lien dans cette fenêtre.
L’extension SignatureSwitch permet de choisir entre plusieurs signatures.
Ubuntu offre GnuPG. J’installe Seahorse comme interface sous Gnome, voir Privacy.
J’avais installé clamav comme
antivirus et firestarter comme firewall. Voir
Protection. Je n’ai
plus réinstallé ces programmes dans les dernières
installations.
Le programme Bastille propose de durcir la sécurité d’un système Linux, de le transformer en forteresse. J’ai eu des problèmes. Voir Protection.
Depuis Ubuntu 5.10, c’est utf-8 par défaut.
Ayant déclaré à l’installation que je parlais
le français en Belgique, Ubuntu Warty m’a installé
iso-8859-1 comme locale. J’ai lancé
dpkg-reconfigure locales pour choisir utf-8 avec
euro et supprimer iso-8859-1. (Un autre choix possible serait
iso-8859-15.) J’ai alors choisi utf-8 comme locale par défaut du
sytème.
La fenêtre de dialogue Bookmark this
page (Marquer cette page…) de Firefox est embêtante parce
qu’elle ne propose que les derniers dossiers utilisés. Il faut
cliquer une petite flèche à droite pour ouvrir tout l’arbre.
L’extension OpenBook modifie ce comportement. (Menu
Tools, commande Extensions.)
J’avais trouvé une extension Synchronise Bookmarks qui exportait les Marque-pages vers le disque ou en FTP, dans un format xml adapté. Cela me permettait de les afficher sur mon site et cela constituait un backup. Cette extension ne marche plus avec Firefox 3, mais j’ai trouvé le moyen de faire la conversion « à la main » et j’ai beaucoup appris sur ces questions.
Le paquet flashplugin-nonfree
installe le reste de Flash. Mais ça n’empêche par Firefox, du
moins sur certains sites, de prétendre qu’il manque des
extensions pour afficher la page. Il vaut mieux installer
ce que donne le site d’Adobe. Décomprimer le
install_flash_player_9_linuxtar.gz et exécuter
flashplayer-installer dans un terminal
superutilisateur.
Il arrive souvent que Firefox estime que
« la précédente session s’est interrompue inopinément »
(et propose de « Restaurer la session précédente »)
alors que ce n’est pas du tout le cas. Il semble que Firefox est
tellement lourdaud (ou qu’il a un bug) qu’il n’arrive pas à
fermer dans un temps raisonnable sur un signal TERM
(ou SIGTERM) et qu’il est donc finalement victime
d’un KILL. On peut éviter ce dialogue de
restauration de session en modifiant
browser.sessionstore.enabled de true en
false dans la page about:config (écrire
la clef si elle n’existe pas).
Totem est une interface utilisateur pour l’un
ou l’autre des programmes gstreamer et
xine. Ubuntu a choisi gstreamer qui est
le plus prometteur, le plus dans le vent. Ce n’est pas
nécessairement le meilleur pour tout mais il progresse (comme
souvent en Linux, les programmes sont plus intéressants par leurs
promesses que par leurs fonctionalités ; c’est l’aspect dynamique
de Linux -:). Voir Multimédia. Dans
Ubuntu 6.06, voir aussi Aide/Documentation en ligne par le menu
Système, à savoir
http://help.ubuntu.com/ et
plus particulièrement
http://help.ubuntu.com/ubuntu/desktopguide/C/index.html
où il y a des pages sur Music, Video (y compris la manière de
décrypter certains DVD) et les codecs multimédia.
Le paquet mimms donne un
utilitaire en ligne de commande très simple pour capturer les
flux mms.
Pour la reconnaissance optique de caractères,
j’avais installé ocrad et gocr. Aucun
des deux n’est comparable aux grands logiciels commerciaux, mais
je trouvais ocrad un peu plus fiable. Par défaut,
XSane appelle gocr.
Mais tout ça c’est maintenant dépassé. Avec la
version 2 de tesseract-ocr, on a un ocr gratuit de niveau
professionnel. J’ai cru voir passer cette
version 2 dans les dépôts d’Ubuntu, puis je n’ai plus trouvé que
la version 1, alors que les paquets Ubuntu pour la version 2
circulent sur Internet. J’ai
trouvé sur Softpedia et installé
tesseract-ocr_2.01-1~getdeb1_i386.deb et
tesseract-ocr-data_2.01-1~getdeb1_all.deb avec
dpkg -i. Chacun des paquets dépend de l’autre, donc
quoi qu’on fasse, on a une erreur. Il faut répéter l’installation
du premier après le second pour réparer son installation ratée.
En outre le paquet …data est vide. Ou bien on
remplit les fichiers avec les
instructions de training du logiciel ou bien on prend
des
paquets de données de langue dans Debian unstable et on en
copie les fichiers à la place des fichiers de données vides.
Peut-être qu’on aura un jour dans Ubuntu les paquets de la
version 2 avec des données non vides et ce sera plus facile à
installer. Depuis mon installation, j’ai trouvé la page http://doc.ubuntu-fr.org/tesseract-ocr
dont les indications sont peut-être meilleures que les
miennes. Tout est maintenant dans Ubuntu 8.04. On installe
donc par Synaptic sans devoir chipoter.
Quoi qu’il en soit, ça vaut vachement la peine. On scanne une page d’un livre en français en trait à 300 dpi en format TIFF et ça donne en trois secondes le texte sans une seule faute. Qu’on se le dise, maintenant sous Linux il y a un vrai OCR de qualité gratuit !
Diverses choses à installer pour que certains programmes s’affichent en français et qu’OpenOffice.org et les autres corrigent l’orthographe en diverses langues. Voir avec Synaptic.
OpenOffice.org corrige l’orthographe mais pas la grammaire. J’ai installé un remrquable correcteur payant, Antidote RX
Le paquet verbiste installe dans
les Accessoires une application de conjugaison française.
Installé Wikindx pour gérer ma bibliographie et la publier sur mon site.
J’utilise Skype avec Skype Out depuis des mois pour appeler pour presque rien des téléphones fixes en Belgique et dans les principaux pays du monde. Pour l’installation et quelques finesses, voir la page Skype - Community Ubuntu Documentation. Voir aussi ma page media.
J’ai trouvé une page Tweaking Ubuntu after your first installation. J’en ai suivi les conseils en ce qui concerne Nvidia. (Est-ce bien nécessaire ?) J’ai aussi installé le noyau en variante -k7. Cette page rappelle l’intérêt de mettre à jour de temps en temps. Les instructions d’installation Java fonctionnent bien.
J’ai installé une série de polices TrueType. Il
y a un paquet msttcorefonts. Je connais encore trop
peu dfontmgr pour juger de son utilité.
J’essaye d’utiliser gnucash pour
mes comptes de ménage.
J’ai installé dia pour les
diagrammes.
Le paquet smartmontools surveille
la santé du disque dur.
Selon les besoins, divers moyens de conversion de formats de fichier.
Le nom de l’extension
nautilus-open-terminal de Nautilus dit assez bien ce
que ça veut dire : une commande par clic droit qui ouvre un
terminal au niveau du dossier choisi dans Nautilus. Moins de
cd pour travailler en ligne
de commande.
Le paquet visitors donne un
excellent analyseur de journal de site web.
Dans /etc/ntp.conf ou par le
dialogue lié à l’horloge du bureau Gnome, je choisis les serveurs
de temps ntp1.oma.be et ntp2.oma.be de
l’Observatoire royal de Belgique. Ils ont une page
d’instructions pour le temps sous Linux. Par défaut, le
paquet ntpdate est installé et cette commande, dans
un terminal (avec sudo), permet de se synchroniser à
la demande. Mais si on passe par l’application qui affiche la
date et l’heure sur le bureau de Gnome, celle-ci propose
l’installation du paquet ntp complet.
Si on mélange des versions, il faut le noter
dans le fichier /etc/apt/preferences pour éviter les
problèmes de mise à jour. Voir l’exemple de Tidy et la
documentation
Apt-HOWTO sur ces préférences.
Le paquet alien permet de
transformer des paquets rpm en paquets deb (alien
pack.rpm) ou même de les installer directement
(alien -i pack.rpm).
La première version d’Ubuntu (4.10, Warty) ne
proposait que Bluefish 0.12. Mais je m’étais habitué à 0.13 et à
des fonctionnalités qui ne sont pas disponibles avec 0.12. (Dans
Ubuntu 5.04, Hoary, c’est Bluefish 1.0, pas de problème.) J’ai
donc triché. (À faire avec prudence, jamais sur des programmes
essentiels du système ou qui vous entraînent dans le changement
de trop de paquets dépendants. Sinon vous allez perdre l’avantage
de la cohérence et de la stabilité d’Ubuntu. Si vous ne pouvez
pas vous empêcher de toucher tout le temps à tout, ne choisissez
pas Ubuntu mais Debian
unstable.) J’ai pris un backup de
/etc/apt/sources.list. J’en ai écrit un autre avec
mon dépôt unstable favori : deb
http://ftp.u-picardie.fr/mirror/debian/ unstable main contrib
non-free. (J’ai trouvé cela le site le plus rapide d’accès
à partir de Belgique.) J’ai installé Bluefish (0.13) et une
librairie dont il dépend. J’ai rétabli le
sources.list Ubuntu original.
Rétrospecivement, je ne trouve pas ça une bonne
méthode parce que mélanger les distributions risque de troubler
la gestion sophistiquée des versions des paquets debian. Il vaut
mieux charger le paquet et l’installer avec dpkg. C’est ce que
j’ai fait lors d’une réinstallation.
J’avais fait de timides essais de Knoppix et de Debian Woody en 2003. Je me suis mis pour de bon à Linux au printemps 2004. J’ai installé alors la version moyenne, Testing "Sarge" de Debian ("Woody" Stable trop obsolète, Unstable trop risquée – j’ai changé depuis) à partir de son nouveau programme d’installation Debian Installer beta 3. (Printemps 2005, "Sarge" est devenue la nouvelle version stable, mais je ne sais pas si ça présente beaucoup d’intérêt face à Ubuntu.) On chargeait cet installateur comme image iso de 100 Mo. Cette image comporte aussi un minimum de système Debian de base pour se connecter au réseau et charger le reste. Cela suppose que la carte réseau soit reconnue, ce qui a été mon cas. (J’avais un modem ADSL Ethernet externe qui me sert une adresse en DHCP.)
Je n’ai malheureusement pas pris des notes complètes de tous les choix, judicieux ou non, que j’ai faits pendant l’installation. Langue : français Belgique ; clavier belge.
Dans le programme d’installation, j’ai choisi
avec taksel une installation assez modeste: un
environnement graphique à usage bureautique. Ça n’empêche pas
l’installation de milliers de packages dont la majorité ne
servira jamais. On pourrait les choisir un à un avec
dselect mais ça voudrait dire faire des milliers de
choix dans une liste et comment choisir des centaines
d’applications qu’on ne connaît pas encore ?
Il faut essayer d’installer le moins possible pourvu qu’on ait au moins un environnement graphique. Il faut alors utiliser l’excellente application Synaptic pour installer le reste au fur et à mesure des besoins.
Installé en mai 2006 Debian 3.1 comme serveur de fichiers (dans l’idée d’y garder des archives ou des backups) sur un Pentium MMX 200 MHz avec 96 Mo de mémoire, un disque dur de 1,5 Go pour le système et un disque dur de 4 Go à partager et une carte de réseau.
(J’ai aussi encore un 486dx2-66 avec 16 Mo de RAM et un disque de 300 Mo mais je crains que ce ne soit un peu trop peu pour en faire quelque chose d’utile. Ça tournait quand même en Windows 95.)
Comme cette machine refusait de démarrer à
partir d’un CD-ROM (bien que le setup du BIOS le proposait), j’ai
préparé des disquettes de démarrage avec trois images de
disquettes boot.img, root.img et
net-drivers.img proposées par Debian (comme on
continue par le réseau, on n’a pas besoin de
cd-drivers.img). Ça se décharge en une
seconde ! On grave les trois images sur trois disquettes
avec des commandes comme dd if=boot.img of=/dev/fd0 bs=1024
conv=sync ; sync. On démarre avec la disquette Boot qui
demande la disquette Root pour continuer le démarrage.
L’installateur propose alors de recopier les drivers de la
disquette Net puis tout s’installe à peu près tout seul.
L’installateur m’a juste demandé ma langue (français), mon
clavier (belge), un mot de passe pour l’administrateur root, un
nom et un mot de passe pour un utilisateur ordinaire. J’ai aussi
accepté d’utiliser tout le disque dur (celui de 1,5 Go) où
l’installateur a créé une partition de swap. L’installateur
installe alors un Debian de base à partir d’Internet (il m’avait
demandé aussi de choisir une source dans mon pays; j’ai choisi
Belnet). (Je suis dans un réseau Ethernet derrière un routeur
relié à Internet et qui fournit un serveur DHCP.) Quand le
système de base est installé, l’installateur demande le genre de
poste qu’on veut. Il suffit de choisir la proposition serveur.
Tout ça est remarquablement facile et efficace.
Reste ensuite à faire quelques réglages du partage en NFS ou en Samba. On pourrait probablement désinstaller certains paquets inutiles pour le seul partage de fichiers.
Le but est d’installer un poste de travail léger à coût nul pour une utilisatrice débutante. Il s’agit du même Pentium MMX 200 MHz avec 96 Mo de RAM que pour l’essai de serveur ci-dessus. La carte graphique est une Diamond 64+ basée S3 avec, je suppose d’après son nom, 64 ko de mémoire. Le moniteur 14″ semble reconnu comme 28-64 kHz horizontal, 43-60 Hz vertical. Seulement depuis l’an dernier, il y a du changement, le CD boote très bien tandis que le lecteur de disquette à l’air malade. Tout change…
Le Live CD de Xubuntu ne marche pas. J’ai utilisé l’installateur Alternate. Il doit avoir un problème avec ce matériel parce que c’est d’une lenteur effroyable. J’ai laissé tourner l’ordinateur des heures (si pas des jours) pour terminer quand même, avec un résultat qui ne m’a pas satisfait.
J’ai essayé une série de distibutions légères comme Damn Small Linux ou Puppy Linux qui fonctionnaient, mais ne me satisfaisaient pas, soit pas de traduction en français, soit un affichage limité à 800 × 600, soit je ne sais plus quoi, sans doute un bureau trop chargé de gadgets qui me semblaient devoir compliquer la vie de mon utilisatrice plutôt que l’aider. Antix refuse de démarrer à moins d’un Pentium 2.
Les créateurs de distributions légères veulent répondre à deux problèmes différents en même temps :
mais mon problème n’est pas tellement (ii) l’espace (voir le partitionnement ci-dessous avec 2 Go pour /usr) que (i) le processeur et la mémoire.
J’ai résolu de me faire ma propre distribution
légère. J’ai installé en mode texte une Debian stable (Etch) de
base. J’ai partagé en deux fois 2 Go le deuxième disque dur
pour /usr et /home et j’ai installé le
système sur le premier disque dur (1,5 Go). J’ai effacé tout
ce qui ne me plaisait pas, comme tous les agents de courrier
genre sendmail, postfix ou que sais-je.
J’ai ajouté x-window, gdm et
xfce4-desktop avec Kazehakase comme browser, Abiword
pour écrire et xfmail pour le courrier électronique. C’est en
français, c’est en 1024 ×768, c’est Debian et ça marche.
J’ai ajouté gonme-ppp pour que l’utilisatrice puisse
se connecter facilement par modem.
Je dois avouer que j’ai eu beaucoup de mal à
autoriser l’utilisatrice à quitter (redémarrer, éteindre) à
partir du bouton ad hoc du bureau xfce4. Par défaut, elle pouvait
juste fermer sa session, les autres options étaient en grisé et
inactives. J’ai cherché longtemps et vainement sur Google pour
trouver finalement sur le wiki
de xfce.org. Il faut éditer avec visudo le
fichier /etc/sudoers (il est réputé interdit de
l’éditer directement) et y écrire
%powerdev
ALL=NOPASSWD:/usr/sbin/xfsm-shutdown-helper
où le chemin
/usr/sbin/ est propre à Debian. Il peut être
différent dans une autre installation de xfce4, il est différent
dans le wiki et dans tout ce que j’ai trouvé sur Google. J’ai du
localiser xfsm par locate. Le groupe
powerdev aussi est une particularité Debian.
Il faut d’autre part rendre l’utilisatrice
(supposons que ce soit aussi son nom de login) membre du groupe
powerdev :
gpasswd -a utilisatrice powerdev
Suite à ça, les boutons Redémarrer et Éteindre
sont actifs. Il y a aussi une méthode avec dbus-1 et
hal que j’ai essayée d’abord, mais je n’ai pas
réussi par cette voie.
Je ne suis pas arrivé à ce que
gnome-ppp fasse de manière transparente une
connexion modem quand c’est nécessaire. Il faut établir la
connexion (en donnant son mot de passe parce que c’est par
gksudo — le modem semble chasse gardée de
l’utilisateur root). Cela n’est pas très « user
friendly ». Comme en plus la machine était, malgré tous mes
efforts de légèreté, quand même un peu poussive en mode
graphique, on a jugé qu’on risquait de dégoûter la débutante et
le projet a été abandonné.