Dominique Meeùs, retour au sommaire Linux
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Monter une machine, ce n’est rien à côté d’installer un Linux. Et quand il est installé, il y a encore beaucoup de pain sur la planche (veel werk aan de winkel). Je suis content de ne plus dépendre de Microsoft, mais il est clair que Linux n’est adapté à l’utilisateur ordinaire (moi) — et un bureau Gnome ou KDE, avec Mozilla et OpenOffice.org, est assez adapté — que si c’est quelqu’un d’autre qui l’installe jusqu’au bout, y compris scanner, imprimante, son, lecteurs de média, accessoires et tutti quanti. Ici, le quelqu’un d’autre c’est moi aussi, au fur et à mesure que j’acquiers la compétence. (C’est devenu plus facile avec Ubuntu.) J’ai installé une machine pour une voisine débutante et elle ne s’est jamais plainte d’Ubuntu.
Est-ce plus difficile que Windows ? Je dois évidemment me souvenir que j’ai acquis graduellement une compétence significative de DOS et Windows sur presque 20 ans et que j’ai oublié les difficultés que j’ai parfois rencontrées. Mais je crois quand même que Linux est (était ?) nettement plus compliqué. Bien sûr, ça se réduit en gros à éditer des fichiers de configuration, mais allez savoir quand, comment, pourquoi et lesquels ! La documentation est très dispersée, non systématique et les différences entre distributions compliquent encore le tableau. Mais avec les dernières versions d’Ubuntu, sauf accident (et sauf les formats de médias propriétaires), on peut dire que c’est devenu nettement moins difficile que Windows.
mcJ’ai connu le DOS donc je peux utiliser la commande
cd et bien d’autres, mais il y a plus visuel ! Toutes les
distributions de Linux installent des tas d’éditeurs en mode texte qui sont
sûrement connus des vieux de la vieille du monde Unix mais pas de moi. Il suffit
d’apprendre les commandes ? Mais bon, moi j’ai déjà donné en apprenant
WordStar. Je ne vais pas recommencer. J’ai trouvé et installé mc
(Midnight Commander, une adaptation à Linux du bon vieux Norton Commander qui a
rendu service du temps très ancien où on savait encore que le DOS existait). Comme
paramétrer (et réparer) Linux, c’est toujours écrire des fichiers… Vous faites ce
que vous voulez mais moi, sans mc, j’aurais déjà rendu mon
tablier.
En fait j’ai écrit ce qui précède sans connaître
nano. Il est certain que vi, avec ses différents modes,
est pratiquement inutilisable si on n’y connaît rien. Même quitter demande de
connaître le truc. Par contre, dans nano, on peut se débrouiller en
partant de rien avec le rappel des commandes au bas de l’écran. Bien sûr
avec Ubuntu, on utilise gedit. Mais il
faut encore toujours avoir un autre éditeur en cas de gros problèmes.
On peut éditer /etc/gdm/gdm.conf pour :
Autoriser root à ouvrir une session graphique. Tout à fait déconseillé, mais bien sûr (donc), je l’ai fait, au début, sous Debian. Avec Ubuntu, ça se présente autrement donc je laisse :
[security]
AllowRoot=false
Ubuntu 8.10 facilite le changement d’utilisateur. Ce truc devient donc moins utile, sauf si on veut maintenir les deux utilisateurs actifs en même temps et passer rapidement de l’un à l’autre.
Obtenir plusieurs sessions graphiques. J’en ai demandé deux, une (7e console) pour l’utilisateur principal et une (8e console) pour démarrer root ou guest sans devoir abandonner ma session. Ces derniers temps, la 8e console contient le plus souvent des messages du démarrage et dans ce cas, la deuxième session graphique est dans la 9e console.
[servers]
0=Standard
1=Standard
Autoriser le démarrage sans mot de passe de certains utilisateurs. Ce n’est peut-être pas une bonne idée (sécurité sur le réseau) mais peut être plus facile pour guest.
LocalNoPasswordUsers=guest
Démarrer automatiquement certains utilisateurs, ce qui se fait alors toujours sans mot de passe. C’est confortable pour l’utilisateur principal, mais ce n’est peut-être pas une bonne idée (sécurité sur le réseau et sécurité locale si les visiteurs savent comment on change de console).
[daemon]
AutomaticLoginEnable=true
AutomaticLogin=monlogin
Dans mes premières installations de Debian, le serveur X ne
démarrait pas. J’ai chipoté sans succès dans /etc/X11/XF86Config-4.
J’ai lancé
dpkg-reconfigure xserver-xfree86
qui m’a posé les mêmes questions qu’à l’installation plus quelques unes plus
précises. Je n’ai malheureusement pas pris des notes complètes de tous les choix,
judicieux ou non, que j’ai faits pendant cette reconfiguration. Je me souviens
cependant avoir choisi le pilote nv (parce que ma carte graphique MSI
est basée nVidia). Ensuite, ça marchait. Les distributions récentes utilisent XOrg
donc pour résoudre les problèmes d’affichage, ce serait
dpkg-reconfigure xserver-xorg.
Cette commande ne gère plus l’affichage dans Ubuntu 8.04 !
On peut utiliser displayconfig-gtk, mais c’est moins complet. Les
deux commandes écrivent dans /etc/X11/xorg.conf.
Je ne suis pas très au fait des guerres de religion entre tenants de KDE et de Gnome. Je trouve que pour travailler efficacement, il faut développer des habitudes, des automatismes, donc il faut choisir et dans Debian, j’avais choisi Gnome. J’ai eu vaguement l’impression que c’était (un peu comme avec Debian) le choix des puristes et comme je suis un peu snob… Avec Ubuntu, c’est Gnome par défaut, mais il existe une variante Kubuntu pour ceux qui sont malheureux sans KDE.
Ce qu’on a sur le bureau (desktop) correspond au contenu du
dossier ~/Desktop. Ce n’est pas seulement parce qu’il s’appelle
« Desktop » ou « Bureau », c’est parce qu’il est inscrit comme
tel XDG_DESKTOP_DIR="$HOME/Desktop" dans le fichier de configuration
personnel ~/.config/user-dirs.dirs. C’est là aussi qu’est indiqué
dans quel dossier on télécharge et cetera. (En reprenant un backup complet après
une réinstallation, j’avais pour une raison mystérieuse tout mon répertoire home
~ comme bureau. J’avais XDG_DESKTOP_DIR="$HOME/" et j’ai
dû chercher très longtemps une explication de ce point peu documenté. J’avais le
tort de chercher du côté de Nautilus alors que c’est précisément d’un niveau plus
élevé : c’est le travail de freedesktop.org pour des configurations
communes à KDE, Gnome et autres environnements.)
Une fois qu’on sait ça, on peut changer le Desktop hérité d’une
ancienne installation en Bureau si l’on préfère. Il suffit de renommer le dossier,
de corriger sa référence dans ~/.config/user-dirs.dirs, de se
déconnecter et reconnecter.
Dans le même ordre d’idées, le menu Raccourcis de
Gnome (Places en anglais) est le même que celui que l’on peut
afficher dans la colonne de gauche de Nautilus. Dans Nautilus on peut enlever ou
ajouter des racourcis (par exemple en les faisant glisser), ce qui modifie du même
coup le menu Raccourcis du bureau Gnome.
Les miroirs ou dépôts de paquets sont dans
/etc/apt/sources.list. On peut trouver les meilleurs miroirs Debian
avec apt-spy. Cette commande est spécifiquement Debian.
Pour Ubuntu, il faut se contenter de
netselect moins sophistiquée, mais une fonction de sélection est
maintenant intégrée dans Synaptic.
La commande dselect est visuelle et puissante et je
l’ai beaucoup utilisée au début dans mes premiers essais de Debian, mais
relativement difficile. Debian recommande d’utiliser plutôt aptitude.
Si on connaît le paquet que l’on veut installer, apt-get install
nomdupaquet est plus simple. Pour choisir ses paquets et faire
régulièrement des mises à jour intelligentes, le mieux est d’utiliser Synaptic.
Pour des paquets qui ne sont pas dans les miroirs habituels repris dans
/etc/apt/sources.list, on peut les télécharger dans un répertoire
local comme /usr/debs et faire dpkg -i
nomdufichier.deb.
Remarque session root: Le lanceur
de Synaptic proposé par Gnome ne marche que sous un autre utilisateur que
root (en demandant le mot de passe de root) parce qu’il
comporte une commande gksu. Pour le lancer dans une session Gnome
comme root, il faut éditer le lanceur et retirer gksu -u
root de la ligne de commande. Mais sous Ubuntu,
il faut admettre l’inutilité d’un utilisateur root et donc à fortiori
d’une session Gnome de root.
Maintenant ouvert, donc plus de problème d’installation.
J’avais besoin d’un Runtime Environment de Java pour tourner l’éditeur html Arachnophilia. (Sous Windows, je m’en étais tenu au vieil Arachnophilia 4 très personnalisable et que je maîtrisais parfaitement. Depuis, j’ai trouvé l’excellent Bluefish et oublié Arachnophilia.) La version 5, en Java, tourne sous Linux. J’ai dû un peu chercher. D’abord, trouver un miroir. Ensuite Arachnophilia veut un j2re version 1.4. Il m’a fallu un certain temps pour réaliser que je ne le trouverais pas sous testing et que je devais ajouter
Le paquet flashplugin-nonfree installe le reste de
Flash. Mais ça n’empêche par Firefox, du moins sur certains sites, de prétendre
qu’il manque des extensions pour afficher la page. On peut donc préférer installer
ce que donne le site d’Adobe. Décomprimer le
install_flash_player_9_linuxtar.gz (ou ultérieur) et exécuter
flashplayer-installer dans un terminal superutilisateur.
Du temps de Windows, j’adorais l’excellent Arachnophilia 4 pour sa capacité de pesonnalisation. Je pouvais créer des barres d’outils et des boutons pour mes balises et mes styles favoris. L’auteur a voulu échapper au monopole de Microsoft (bravo) et il a créé Arachnophilia 5 sous Java, donc indépendant de la plate-forme pourvu qu’elle supporte un Runtime Environment de Java. C’est un effort méritoire mais l’Arachnophilia 5 est très inférieur à l’Arachnophilia 4. L’auteur propose d’ailleurs toujours le 4 sur son site.
Sous Linux, oubliez tout ça. Il y a
un éditeur html (et autres codes) excellent, c’est Bluefish. Il est très personnalisable (comme
Arachnophilia 4, mais en mieux). N’hésitez pas à aller sous Menu
personnalisé (Custom menu) activer la commande Éditer
menu personnalisé. Il n’y a pas besoin d’étudier beaucoup la syntaxe de
création de commandes personnalisées. On peut éditer le nom et le contenu d’une
commande existante et cliquer Ajouter avant Enregistrer.
(Si vous modifiez une commande, il faut cliquer Appliquer avant
Enregistrer.) Par ailleurs, Bluefish a une très bonne gestion
intelligente de la sélection par mots (en coupant par exemple même aux
apostrophes).
Ne pas oublier d’installer le paquet tidy. On peut
l’utiliser à partir de Bluefish et de KompoZer. Étudier la configuration de Tidy pour
obtenir les résultats désirés.
J’avais des exigences contradictoires avec les concepteurs de
HTML Tidy. Je voulais encoder mes fichiers en utf-8 qui est la locale de ma
distribution, mais je voulais quand même remplacer autant que possible les
caractères accentués par des entités HTML pour ceux dont le browser foireux ne
lirait pas utf-8. Je pouvais prétendre que mon document était ascii, mais alors
j’avais un problème avec le ù de Meeùs dans la balise meta
name="author". Mais si l’encodage est utf-8, Tidy retransforme les entités
en caractères accentués utf-8. Les dernières versions de
Tidy comportent une option preserve-entities qui laisse inchangées
les entités bien formées déjà présentes dans le document. Cette option est
récente. J’ai essayé. J’ai dû désinstaller le paquet tidy 0.99 de 2005 d’Ubuntu
7.10 et installer par alien -i les paquets
libtidy-1.0.20070815-5.4.i586.rpm et
tidy-1.0.20070815-5.4.i586.rpm de Suse. Ensuite, j’ai dû leur donner
une priorité Pin-Priority: 500 dans /etc/apt/preferences
pour que la distribution ne me propose pas éternellement de les « mettre à
jour » à l’ancienne version. Je suis revenu depuis à la version de la
distribution. J’ai abandonné l’idée d’utiliser des entités (ce qui donne un
code illisible — il est bien plus agréable d’écrire le code avec les accents — et
on peut utiliser le correcteur d’orthographe qui butait sur les entités). Tant pis
pour ceux qui auraient un browser trop vieux pour lire l’utf-8.
Attention : pour que html-tidy lise le fichier d’entrée et
écrive le fichier de sortie en utf-8 (par défaut, c’est ascii), il faut écrire dans
~/.tidyrc la ligne char-encoding: utf8 et non
utf-8 comme on aurait tendance à le faire spontanément !!!
Si
on teste dans un terminal, on peut voir d’éventuels messages d’erreur intéressants.
Une fois qu’on a ce qu’on demande, c’est un outil très utile. Mal paramétré et non
testé, Tidy peut être très destructeur : si on l’a paramétré pour considérer
comme utf-8 le fichier d’entrée et que ce n’est pas le cas, il corrige tous les
caractères accentués. Il faut toujours vérifier, et le cas échéant modifier,
l’encodage digital du fichier.
J’ai beaucoup composé directement en code mais j’admets que c’est un peu fastidieux. NVU est un éditeur wysiwyg encore un peu jeune (ils ont sorti triomphalement une version 1.0 qui mériterait plutôt le nom de beta) mais prometteur. Il est plein de bugs. Dans les FAQ, à la question « Is the Nvu project still active ? », l’auteur avoue qu’il est occupé à refondre complètement l’application ; pendant ce temps-là, il ne corrige pas les bugs. Depuis, KompoZer a repris le flambeau. KompoZer se trouve maintenant dans les dépôts de paquets d’Ubuntu.
Parfois NVU se fatigue à l’utilisation. Après une certain temps
ou dans certaines circonstances que je n’ai pas pu identifier, il refuse de coller
ce que vous avez copié ou coupé (ou bien il le colle ailleurs, même dans une autre
page, attention !) Parfois il nie même que vous ayez copié quoi que ce
soit : dans le menu Edit, les commandes Paste et
Paste without formatting restent en grisé. (Mais c’est peut-être à
partir d’OpenOffice.org qui ne s’entend pas bien avec toutes les applications pour
le copier-coller.) Quand les ennuis commencent, il faut quitter NVU et le
redémarrer. Idem en KompoZer.
En html, un ou plusieurs blancs du texte dans le code (espaces
ou nouvelle ligne) sont toujours rendus par une seule espace à l’affichage
(l’espace des typographes est un mot féminin). Pour permettre de plus grand
écarts, NVU et KompoZer introduisent des espaces insécables à partir de la
deuxième. Si c’était involontaire et que vous effacez la première espace, la
deuxième reste insécable. Si vous effacez un mot, ou si vous insérez un mot en
commençant par insérer une espace à la suite du mot précédent, vous créez une
situation avec deux espaces. Vous obtenez ainsi de diverses manières des espaces
insécables indésirées. Avec un peu d’adresse ce peut aussi être un moyen détourné
(je n’en connais pas d’autre dans le mode WYSIWYG de NVU et de KompoZer)
d’introduire des espaces insécables là où il en faut. De manière générale, c’est
une faiblesse de NVU et de KompoZer ; on obtient
difficilement les espaces insécables voulues et beaucoup trop
facilement des espaces insécables là où on ne les a jamais demandées et
où ça gène. Si on active le correcteur d’orthographe, les mots liés indûment
par une espace insécable apparaissent comme un mot incorrect, souligné en rouge.
C’est une manière de les détecter. Trier dans le code les nbsp
justifiés et les parasites, c’est très fastidieux
Il doit y avoir un problème avec les CR (carriage return) et/ou LF (line feed) dans NVU. En tous cas le code produit par NVU donne facilement une inflation de lignes blanches quand on l’ouvre dans Bluefish ou gedit.
Il est très difficile d’obtenir un code lisible quant à la présentation (retours à la ligne, indentations) et même en jouant sur les options, NVU et KompoZer détruisent souvent la présentation soignée qu’on aurait mise avant dans son code. Passer ensuite HTML Tidy en dehors de KompZer.
KompoZer permet l’insertion d’une table des matières crée
automatiquement sur les titres html. C’est très utile. Mais
attention ! Si on écrit sa page avec un autre éditeur (comme
Bluefish) et qu’on ne l’ouvre dans KompoZer que pour créer ou mettre à jour la
table, KompoZer crée ou met à jour la table mais n’a pas conscience de ce que le
fichier est modifié (parce qu’on n’a pas soi-même écrit quoi que ce soit dans
l’éditeur). L’icone disquette Save reste grisée et inactive. Si on
ferme le fichier ou si on quitte KompoZer, le travail est perdu sans rappel
« Enregistrer oui ou non ? » Il est prudent d’insérer quelque part
un blanc (puis de l’effacer) pour qu’il y ait eu une opération d’édition et qu’on
ne puisse par inadvertance quitter sans sauver.
Dans le menu Help, la plupart des commandes renvoient au site
mais le browser ne démarre pas. Il faut ajouter les lignes
user_pref("network.protocol-handler.app.http",
"/usr/bin/firefox");
user_pref("network.protocol-handler.app.https",
"/usr/bin/firefox");
dans le fichier user.js du sous-répertoire de son profil dans le
répertoire caché .nvu.
Tout cela étant dit, KompoZer est mieux que rien, mais les espace insécables indésirés, c’est très ennuyeux.
Amaya a fait des progrès, mais il reste des bugs et des
limitations. Il ne supporte pas le Javascript. Il est aussi foireux que
prometteur. (Ubuntu 8.04 propose la version 9.55 et j’ai aussi essayé 10.1-pre5.)
Je ne sais pas comment il est programmé, mais ce n’est sûrement pas du gtk2 et ça
se voit. En particulier, on ne peut pas entrer des codes
unicode au clavier comme en gtk. (Mais on peut le faire dans les dialogues, en
particulier pour remplacer. Je peux donc écrire -- et remplacer par
U2014.) On peut insérer une espace insécable par Ctrl+barre
d’espacement. C’est un caractère Ua0, pas une entité
, qui n’est pas rendu en WYSIWYG, mais est rendu par par ~
dans l’affichage du code. (Bluefish n’affiche malheureusement rien de spécifique
pour Ua0. On peut demander à HTML Tidy de retraduire les
Ua0 en ) La police d’écran par défaut est
Times New Roman, pas Unicode et trop petite. On peut la grandir avec le zoom mais
pas la changer dans les préférences. (On peut changer de police dans un fichier de configuration
compliqué.)
L’affichage réagit lentement à la roulette pour monter et descendre la partie de la page affichée, donc on va trop loin ou pas assez. Pour un oui ou pour un non tout disparaît — on a un écran parfaitement gris. La touche F5 ne rafraîchit pas l’écran, mais bien le fait de remonter ou descendre d’une ligne. J’ai cru que c’était les effets de Compiz qui le rendent fou et obtenir une amélioration en les désactivant, mais ça semble plutôt une faiblesse d’Amaya avec ou sans Compiz.
Quand on corrige l’orthographe, après quelques mots l’application se ferme sans sauver. (Quand on la rouvre, elle demande si elle doit récupérer le fichier.) Elle corrige aussi les tags — ou du moins une partie d’entre eux ; c’est peut-être un dérangement passager.
L’équipe de développement d’Amaya est probablement plus active et avec plus de moyens que celle de KompoZer. KompoZer n’a d’ailleurs pas les mêmes prétentions. Il s’agissait seulement d’apporter de petites corrections et améliorations au code abandonné de NVU en attendant mieux, comme un éventuel nouveau Composer du côté de Mozilla. Amaya est un projet beaucoup plus ambitieux. Il est très orienté XML et permet d’insérer du SVG et du MathML dans une page XHTML. Dommage que Microsoft Internet Explorer sabote les efforts en ce sens.
Les développeurs d’Amaya ont l’air un peu prisonniers de leurs
habitudes personnelles et peu préoccupés de reprendre les modes de fonctionnement
et le style d’interface des applications existantes. Il faut donc du temps pour
apprendre à s’en servir et je réserve mon jugement. Amaya fait aussi des tables
des matières. Les tables des matières récupèrent comme cible des liens les
id existants (KompoZer met des numéros aléatoires). Mais Amaya
commence les tables des matières seulement par h2. Il faudra réévaluer Amaya à la
sortie d’une version 10.1 stable. Actuellement, il y a encore beaucoup de bugs.
Pour le moment, je peux parfois écrire mais pas effacer !
J’abandonne ma résolution de n’écrire que des entités au lieu de caractères accentués. Du coup, écrire en code devient plus facile (plus lisible, en tous cas). Le code de KompoZer n’est pas mauvais, mais il est mal disposé. Le problème des espaces insécables est vraiment très chiant. Dans certains textes, j’utilise beaucoup de blockquote, que je ne trouve pas le moyen de mettre facilement en KompoZer. Amaya n’est pas sans défaut. Bref, j’en reviens à utiliser à peu près exclusivement Bluefish avec mes menus personnalisés.
Mon hébergeur (one.com) me donne des statistiques basiques sur
les accès à mon site. Je peux aussi télécharger le journal qui est très détaillé
donc assez illisible. L’application Visitors (paquet visitorsn’a pas
de sortie graphique mais permet de sortir une analyse dans un fichier html ce qui
est tout aussi bien. Les renseignements obtenus sont passionnants. Voir une sortie d’écran sur le site de Visitors. La commande
visitors -A -m 50 200709access.log -o html >
200709report50.html
me donne en html une analyse de toutes les rubriques jusqu’à 50 lignes par rubrique.
Ce qui convient à l’écran ne convient pas nécessairement à
l’imprimante et rares sont les auteurs de pages qui prévoient un style différent
pour l’impression. Il est possible d’imposer (?) ses propres normes par un feuille
de style locale. Il faut écrire userContent.css dans le dossier
chrome de son profil Firefox. On y trouve déjà un
userContent-example.css dont on peut s’inspirer. Ça a de l’effet sur
des textes qui n’ont pas de style trop particulier.
Voir aussi dans les questions de formats la sauvegarde des marque-pages et leur publication sur le web en format xml XBEL.
La fenêtre de dialogue Bookmark this page (Marquer
cette page…) de Firefox est embêtante parce qu’elle ne propose que les derniers
dossiers utilisés. Il faut cliquer une petite flèche à droite pour ouvrir tout
l’arbre. L’extension OpenBook modifie ce comportement. (Menu
Tools, commande Extensions.)
Il arrive souvent que Firefox estime que « la précédente
session s’est interrompue inopinément » (et propose de « Restaurer la
session précédente ») alors que ce n’est pas du tout le cas. Il semble que
Firefox est tellement lourdaud (ou qu’il a un bug) qu’il n’arrive pas à fermer
dans un temps raisonnable sur un signal TERM (ou
SIGTERM) et qu’il est donc finalement victime d’un KILL.
On peut éviter ce dialogue de restauration de session en modifiant
browser.sessionstore.enabled de true en
false dans la page about:config (écrire la clef si elle
n’existe pas).
Dans le menu Édition, commande
Préférences, onglet Vie privée, on peut demander (ou
non) à Firefox de « Se souvenir des informations saisies dans les
formulaires et la barre de recherche ». Si on trouve que c’est une
atteinte à la vie privée, on désactive l’option et on fait un grand nettoyage pour
que ces informations soient effacées. Que faire si on trouve que c’est bien
pratique mais qu’on est énervé par l’éternel retour d’une information erronée
qu’on a eu le malheur d’introduire un jour dans un formulaire ? Supposons que
j’ai introduit un jour Dominque au lieu de Dominique. Je veux effacer cette erreur
sans perdre les autres informations stockées. Je vais dans mon profil (un
répertoire caché du genre ) et j’y ouvre avec un éditeur le
fichier
~/.mozilla/firefox/azerty1234
~/.mozilla/firefox/azerty1234/formhistory.dat.
Je dois chercher une occurrence de Dominque mais dans le format
de ce fichier, il y a $00 après chaque lettre. Donc
chercher
D$00o$00m$00i$00n$00q$00u$00e$00.
Je le trouve dans une parenthèse du genre
(16C=D$00o$00m$00i$00n$00q$00u$00e$00).
Je note très soigneusement le numéro 16C. J’efface la parenthèse. Je
cherche et j’efface toutes les courtes lignes contenant une référence à
16C dans la seconde moitié du fichier. (Merci à
http://pramur.wordpress.com/2007/03/28/109/.) Dans Firefox 3, ce
n’est plus formhistory.dat mais formhistory.sqlite.
Heureusement, il y a aussi une méthode simple.
En remplissant un formulaire, on obtient la liste des propositions contenant la proposition malheureuse. On met celle-là en évidence et on presse Maj+Efface (en franglais : Shift+Del). Et voilà, c’est effacé. (Je lis quelque part que Ctrl+Efface marcherait aussi.)
Le système d’impression classique est le LPD (line printer daemon) hérité de l’Unix de Berkeley (BSD). Le système d’impression moderne est CUPS. On peut voir les imprimantes CUPS sur la page http://localhost:631/
Il y a différentes applications pour
installer et gérer des imprimantes: Foomatic, gnome-cups-manager,
printconf... Dans les Ubuntu récents, les imprimantes sont
reconnues automatiquement ; rien à installer.
Les applications de la famille Mozilla
veulent confier l’impression à Xprint. Xprint à son tour s’adresse à LPD. Pour que
Xprint « voie » les imprimantes CUPS, il fallait ajouter le paquet
cupsys-bsd qui fournit une émulation du système LPD par CUPS.
Dans les dernières versions d’Ubuntu, ça marche tout
seul.
Ma Lexmark E220 n’est supportée (?) par Lexmark que sous
RedHat. (Sous Windows, elle marche très bien, merci :-) mais ce n’était pas le
but.) J’ai transformé le paquetage .rpm en .deb avec l’utilitaire
alien et je l’ai installé mais il y ne fonctionne pas (l’application
d’installation /usr/markvision/bin/lexprt accepte de créer un
vitual device mais pas de queue. Un nom de queue ne lui
suffit pas, elle veut des alias et si on veut donner un alias, elle prétend que le
nom existe déjà et/ou elle se ferme brusquement).
Aujourd’hui (en 2008) on trouve sur le site www.lexmark.com un pilote Debian. On l’installe
comme tout paquet .deb. On exécute sudo
/usr/local/lexmark/setup.lexprint. On exécute sudo lexprint.
Je peux créer un périphérique virtuel, mais rien faire avec. Si je veux créer une
queue, l’opération se termine avec une erreur sans explication. Lexmark veut tout
faire autrement, il ne propose pas la reconnaissance dans CPUS. Il ne fournit pas
de PPD.
L’imprimante émule PCL 5e. Elle fonctionne bien en CPUS comme PCL 5e générique. Elle fonctionne aussi comme Lexmark Optra E+ ou comme HP LaserJet 5 avec plus de possibilités. Cependant les meilleurs résultats sont ceux du pilote générique Gutenprint en 300 × 300.
Mon scanner, Canon CanoScan D660U, est de ceux qui n’étaient (en 2004) absolument pas supportés par Linux. (C’est changé, voir plus loin.) J’ai cependant trouvé un message disant que l’application VueScan de http://www.hamrick.com/ le supporte. Et ça marche. C’est une application simple sans dépendances ni installation. On copie le fichier n’importe où et elle fonctionne. (Toute l’application est contenue dans un seul fichier exécutable.) Elle supporte une quantité phénoménale de scanners. L’interface X est fruste mais l’application est très sophistiquée.
Il y a un hic. À l’époque (version 7 ?), c’était
gratuit pour l’utilisateur privé sous Linux. Ce n’est plus le cas de la version 8,
ce n’est pas bon marché et la version 7 (que j’avais écrasée avec la 8) est
introuvable. (In a message dated 10/24/2004 6:03:59 AM EST,
dominique.meeus@tiscali.be writes:
>> Is Vuescan still free for personal use under
linux?
— I regret to say that it isn’t. Regards, Ed
Hamrick, EdHamrick@aol.com, 24-10-2004.)
Nouveau. Avec les versions actuelles de Sane, le CanoScan D660U est supporté par le backend Plustek. Avec Ubuntu 5.04 (Hoary) et suivants, il n’y a rien à installer. Le menu des applications graphiques propose XSane et ça marche. Encore plus nouveau : presque deux ans après (mai 2006), maintenant que je n’en ai plus besoin, j’ai retrouvé une copie de VueScan 7 dans un répertoire d’archives.
On peut paramétrer XSane pour utiliser en arrière-plan Tesseract pour la reconnaissance de caractères.