Dominique Meeùs, retour au sommaire Linux
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L’ordinateur est nouveau mais le disque non. J’ai installé dans une partition de 4 Mo existante qui avait servi à des essais antérieurs de Linux. Quand elle est devenue trop petite, j’ai essayé de l’étendre avec Ranish. Ça marche (je l’ai portée à 6 Mo), mais le supplément n’est pas formaté donc Linux ne le voit pas.
On peut monter d’autres partitions comme
partie de l’arbre des répertoires. J’ai d’abord essayé avec
/usr. Par la suite, j’ai essayé
/home/moi (où j’utilise ici « moi » comme
variable pour mon nom ou le vôtre) en écrivant dans
/etc/fstab
/dev/hda8 /home/moi ext3
defaults 0 2
(ce qui est très utile en cas de
réinstallation. On récupère tous ses documents et ses préférences
de desktop. Aussi le courrier). Pour
que les changements dans fstab prennent effet sans
redémarrer, il faut exécuter mount -a. Voir aussi
mes conseils de partitionnement.
Le disques et les partitions ont une
adresse absolue que l’on peut utiliser dans
/etc/fstab. On trouve l’UUID par
# vol_id -u /dev/hdc7
477de307-f8fe-475f-876f-2bc99011af79
(j’ai un nouveau disque depuis que j’ai
écrit ci-dessus une entrée de fstab avec hda8) et on
peut alors écrire dans /etc/fstab
UUID=477de307-f8fe-475f-876f-2bc99011af79 /home ext3
defaults 0 2
Comme j’ai dit plus haut, je n’ai pas
repartitionné le disque. Je n’ai donc pas perdu la partition de
Windows qui date de six mois. Quand j’ai acheté ce disque,
j’avais monté le vieux disque dur à côté et j’avais récupéré tous
mes documents. Il va donc de soi que je voulais aussi y accéder
depuis Linux (comme utilisateur). J’ai donc édité
/etc/fstab. J’ai dû m’y prendre à deux fois (et
plus) parce que j’ai fait cela comme root et l’utilisateur
n’accédait à rien du tout.
Attention, dans
/etc/fstab j’ai écrit rw dans les
options de
/dev/hda1 mnt/hda1 vfat
noauto,conv=auto,rw,noexec 0
0
mais c’est dangereux. Oubliant que j’étais dans hda1, que je voulais garder une installation fonctionnelle de Windows et pensant seulement à la récupération de documents sous Linux, j’ai trouvé que je n’en avais rien à cirer des répertoires Recycled et Windows et c’est après avoir mis Recycled au panier, et sur le point d’y mettre Windows, que j’ai réalisé ce que je faisais.
En Linux, une mémoire de masse USB (USB Mass Storage) est traîtée comme un disque scsi. Si vous avez les modules qui supportent scsi et USB, vous pouvez voir les disques, clefs, caméras USB comme /dev/sda, sda1 ou autre sd… (À partir de Hoary, 5.04, Ubuntu monte automatiquement les mémoires USB. De plus, Gthumb propose de regarder les photos.)
J’ai acheté un Nikon Coolpix SQ en promotion. Il stocke les photos (en format jpeg) dans une carte Compact Flash qui est gérée comme une mémoire de masse USB standard. L’appareil de photo formatte sa carte en format vfat (FAT 32 des Windows 9x et suivants). Il est fourni avec une station de base que l’on raccorde au secteur (elle recharge la batterie de l’appareil) et à l’USB de l’ordinateur. Pour la mémoire de masse USB, il faut que le noyau supporte SCSI et USB (ou que les modules correspondants soient chargés). Chercher « USB mass storage » sur Internet. Une mémoire de masse USB apparaît alors comme un disque SCSI. Chez moi, c’est /dev/sda. Dans /etc/fstab :
/dev/sda /cam vfat noauto,user,rw 0 0
Quand l’appareil de photo est raccordé à sa station de base et allumé, j’ai bien un dispositif /dev/sda et je peux monter /cam que je peux lire et écrire. Ne pas oublier de démonter le volume puis d’éteindre l’appareil. En outre, ma machine ne démarre même pas si l’appareil de photo est raccordé et allumé.
Dans certaines configurations, la fonction de gravure de CD dans le Nautilus de Gnome persistait à réclamer un CD vierge alors qu’il y en avait un, de qualité convenable, dans le graveur. En fait, si on mettait un CD vierge dans le graveur, il était détecté et cela ouvrait la fenêtre de l’application de gravure, laquelle réclamait ensuite le CD !
En attendant que ce bug soit corrigé, j’ai réussi à copier un répertoire d’achive d’un disque dur de réserve avec la commande suivante bricolée à partir de diverses indications trouvées avec Google :
mkisofs -r "/media/hdc1/Archives/Le
répertoire en question/" | cdrecord -v speed=4 dev=/dev/hdd -data
-
Mon Ubuntu 5.10 monte les partitions sous
/media plutôt que /mnt. Je suis passé
par mkisofs parce que je n’arrivais pas à faire
accepter un répertoire à cdrecord. J’aurais pu m’y
attendre parce que cdrecord ne prend pas en charge
les fichiers que vous voudriez recopier mais une image de CD déjà
constituée comme telle et ça c’est le rôle de
mkisofs. L’option -r assure des
permissions et cetera adaptées à un CD. La sortie de la commande
mkisofs est passée par | en entrée de
cdrecord au lieu de mettre un nom de fichier
derrière, l’absence de nom de fichier imposant alors apparemment
d’écrire le - final. Le communateur
-v demande à cdrecord d’être un peu
plus bavard que le minimum. Bref, je ne comprends pas tout mais
ça a marché.Ça vaut la peine d’étudier les commandes
mkisofs et
cdrecord.
Tout Linux est dans les répertoires, très transparent, mais aussi très complexe. La meilleure référence à ce sujet est celle du standard original FHS ou Filesystem hierarchy standard.
| Chemin | Fichier | Commentaire |
|---|---|---|
| /bin | commandes de base du système | |
| /boot | vmlinuz-2.4.25-1-386 | appelé au démarrage et autres fichiers système |
| /boot/grub | menu.lst | menu utilisateur de grub au boot |
| /dev | dossier et fichiers virtuels de périphériques | |
| /etc | fichiers texte de configuration | |
| /etc | fstab | systèmes de fichiers montés (ou disponibles) au démarrage |
| /etc/apt | sources.list | ftp d’installation de paquetages |
| /etc/cups | printers.conf | imprimantes installées |
| /etc/cups/ppd | *.ppd | fichiers de description des imprimantes installées |
| /etc/gdm | gdm.conf | plusieurs X, AllowRoot, LocalNoPasswordUsers |
| /etc/init.d | scripts de démarrage | |
| /etc/menu | menu debian | |
| /etc/X11 | F86Config-4 | clavier, souris |
| /floppy | lieu approprié au montage d’une disquette | |
| /home | répertoires des utilisateurs | |
| ~ (tilde) | abbréviation du chemin du répertoire personnel, exemple /home/moi | |
| /lib | librairies du système et des commandes de /bin et /sbin | |
| /mnt | lieu approprié au montage de divers systèmes de fichiers | |
| /opt | logiciels installés manuellement, hors de la distribution | |
| /root | répertoire personnel de l’administrateur "root" – ne pas confondre avec le répertoire racine (root) / du système | |
| /sbin | commandes de base d’aministration vitales (disponibles dès avant le montage de /usr) | |
| /usr/bin | commandes | |
| /usr/doc | des liens vers /usr/share/doc | |
| /usr/lib | librairies des applications | |
| /usr/sbin | commandes d’administration non vitales (voir /sbin) | |
| /usr/share | "share" veut dire indépendant de la plate-forme matérielle (i386, PowerPC et cetera) | |
| /usr/share/cups/model | *.ppd | bibliothèque de fichiers de description d’imprimantes du CUPS |
| /usr/share/doc | des changelog, copyright et readme, rarement de l’aide | |
| /usr/share/doc/gs | Use.htm | GhostScript |
| /usr/share/doc/menu/html | index.html | menu debian |
| /usr/share/fonts/type1/gsfonts | *.pfb, *.pfm | polices PostScript Type 1 |
| /usr/share/gnome | default.session | |
| /usr/share/ppd | marque/*.ppd | bibliothèque de fichiers de description d’imprimantes de foomatic |
| /usr/X11R6/lib/X11/fonts | *.pfb | liens vers des polices PostScript Type 1 |
| /var/log | divers journaux du système |
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